Le coût d'un contrat d'assurance automobile

La prime est le terme désignant le prix de l'assurance, soit le coût du risque assuré. Concrètement, cela correspond au montant versé régulièrement par le souscripteur du contrat pour que l'assureur accepte de couvrir les risques liés au véhicule.
Ce prix dépend :

  • du nombre de clauses de garantie souscrites
  • du type de véhicule et de sa puissance motrice
  • du profil du conducteur (âge, sexe, localité)
  • de la franchise
  • des bonus et malus

Avant de souscrire une assurance automobile, il est conseillé de regarder les comparateurs en ligne et de faire jouer la concurrence car de nombreuses compagnies d'assurances existent. Les primes sont donc différentes selon les personnes. A titre d'exemple, des études ont montré que les femmes ont moins de sinistres et sont moins enclines à consommer de l'alcool au volant. La Commission Européenne a donc donné son accord aux compagnies d'assurance automobile pour qu'elles puissent faire une « discrimination » quant aux primes payées par celles-ci par rapport aux hommes, elles paient donc leur assurance moins cher.

Pour calculer la prime d'assurance devant être payée par l'assuré, les assureurs et les intermédiaires effectuent des statistiques de sinistres. Celles-ci sont établies sur une durée de trois à cinq ans, et pour chaque période l'assureur cherche à déceler les évolutions pour pouvoir faire des prévisions. Différents éléments sont pris en compte pour chaque période, à savoir :

  • montant et liste des sinistres
  • répartition par garantie et par nature des dommages
  • distinction entre les paiements effectués et les évaluations
  • la position de chaque dossier (en cours, sans suite ou achevé)
  • nombre moyens de véhicules assurés
  • montant des recours encaissés ou évalués

Tout assuré peut demander à son assureur le statistique de sinistres.
On calcule la prime d'assurance en additionnant la prime pure (probabilité et coût d'un sinistre normal + probabilité et coût d'un sinistre grave), les frais (frais de sécurité + frais de gestion) et les taxes (dont Sécurité sociale et Fonds de garantie).

 

Franchises
En cas de sinistre, l'assuré n'est généralement pas totalement remboursé et doit payer une franchise. Pour plus d'information sur la franchise ainsi que les différents modes de calcul de celle-ci, se reporter au paragraphe spécifique "Franchises".

 

Le système de bonus-malus
Ce système, également appelé « coefficient de réduction-majoration » (CRM), a été inventé par les compagnies d'assurance afin d'inciter financièrement les automobilistes à faire preuve de prudence. Le but est ainsi de récompenser les bons conducteurs en réduisant leur cotisation et de sanctionner les mauvais en leur faisant payer une majoration.

Lors de la souscription du contrat d'assurance, le souscripteur reçoit un coefficient neutre de 1. La période de référence correspond à la période de douze mois qui précède de deux mois la fin du contrat. À noter que ce coefficient s'applique tous les ans à la prime de référence et non à celle payée l'année qui précède. Ce coefficient peut varier de 0,50 à 3,50.

Chaque année où l'assuré n'a pas eu d'accident ou s'il n'est pas responsable, sa prime d'assurance diminue car il bénéficie d'un bonus de 5 %. Pour atteindre le bonus de 50 % qui correspond au coefficient maximum de 0,50, il faut donc avoir conduit treize ans sans avoir été responsable d'accident. A l'inverse, si l'assuré est partiellement ou complètement responsable, il aura un malus. Cela signifie que son coefficient sera multiplié pour chaque accident par 0,25 % voire 12,5 % s'il partage la responsabilité, tout en sachant que le malus maximum est de 3,50 %. Après deux ans de conduite sans être responsable d'accident, le malus disparaît. Par ailleurs, si les assurés qui ont un bonus de 50% depuis plus de 3 ans ont un accident, ils n'auront pas de malus pour le premier accident dont ils sont responsables.

Si l'assuré interrompt son contrat pendant moins de trois mois, il gardera son coefficient. S'il change de véhicule ou d'assureur, son coefficient sera transféré de manière automatique, mais dans cette dernière situation, il devra présenter un relevé d'information au nouvel assureur. Au delà d'une interruption de trois mois, s'il veut garder son bonus, l'assuré doit souscrire une nouvelle assurance automobile.

Dans le cas d'une personne possédant plusieurs véhicules, le fait d'être responsable d'un accident avec un de ses véhicule n'aura pas de conséquence en terme de bonus-malus sur les autres véhicules. En effet, le bonus-malus se rapporte à la fois à une personne et à un véhicule.

Pour que l'assuré reçoive un malus, il faut qu'il ait déclaré un sinistre avec une tierce personne. Autrement dit, un accident sans réclamation n'est pas considéré comme sinistre du point de vue des bonus-malus. Si personne ne se plaint, l'assuré peut s'arranger à l'amiable pour payer les réparations de l'autre véhicule et ne subira pas de malus de la part de la compagnie d'assurance.