Une sous-évaluation entraînerait une indemnisation relativement faible par rapport à une éventuelle perte matérielle après un sinistre. Inversement, une surévaluation aurait pour conséquence une prime annuelle particulièrement élevée. De plus, si l’assureur prouve que l’assuré a essayé de frauder il est alors en droit d'annuler son contrat. Sachant, que le jour du sinistre, il devra être en mesure de justifier de la réalité des biens assurés et de leur valeur. D’où l’importance d’être le plus précis possible dans son estimation.
Les biens immobiliers
L’assuré, qui est donc le propriétaire, n’a généralement pas besoin de faire estimer son bien. Lors du sinistre, l’assureur fera expertiser le bien pour pouvoir ensuite calculer l’indemnisation que doit percevoir l’assuré. À savoir qu'aucune limitation de montant ne pourra être appliquée. Si suite à un sinistre le logement de l'assuré est complètement détruit, il faudra faire appel à un expert qui déterminera la valeur de la maison ou de l'appartement d'après la valeur d'acquisition. Une étude sur le prix des maisons voisines sera également lancée ainsi que sur l'état initial de la maison sinistrée. Certaines compagnies offrent également une indemnisation de la valeur de reconstructrion à neuf. Il faudra étudier les conditions générales du contrat pour connaître la politique l'assurance.
Les biens mobiliers
Un recensement est souvent recommandé. Pièce par pièce, on établit une liste de tous les objets afin de ne rien oublier. Pour plus de sécurité, il est bon de conserver cette liste hors de son domicile surtout en cas d'incendie.
Il est important de retenir la valeur d'usage et non le prix d'achat de certains objets car la valeur d’usage se déprécie dans le temps, alors que le prix d’achat, lui, reste fixe, ce qui revient à surévaluer les biens. Certains contrats fixent pour certains biens mobiliers, un barème de vétusté. Le contrat va définir le pourcentage de dévaluation des biens. Bien souvent, un objet a perdu 10% de sa valeur 2 ans après son achat.
En revanche, certains biens ne perdent pas de leur valeur, ainsi, prendre le prix d’achat semble dans ce cas, le plus approprié. De plus en plus d’assureurs prévoient une garantie pour que l’indemnisation se fasse sur une base de biens mobiliers en « valeur à neuf » (sans aucune dépréciation du bien).
Pour les biens dits « objets précieux, de valeurs » ou parfois appelés « objets sensibles », il est conseillé de souscrire un contrat à part dit « spécifique ». Ce contrat permet d’être assuré en valeur agréée, c'est-à-dire pré-établie par un expert. S’il y a un sinistre, l’assuré sera donc indemnisé à la valeur fixée par l’expert.
Assurance habitation, évolution de la valeur des biens et inflation
Afin de tenir compte de l’inflation, la prime annuelle est réévaluée une fois par an, les plafonds de garantie ainsi que les franchises applicables. Cependant, même si la garantie est réévaluée, l’estimation des biens assurés de votre patrimoine relève de votre responsabilité, pour ensuite en faire part à votre assureur pour pouvoir adapter le contrat.
Remarque
Une évaluation précise de vos besoins et moyens est un préalable nécessaire à la souscription d'une assurance habitation.
