Les supports de l'assurance vie

Il convient de préciser que les fourchettes de rendements données ci-dessous ne tiennent pas compte de la valeur actualisée du capital investi, c'est-à-dire de l'inflation. Prendre en compte l'inflation, c'est considérer la valeur relative de la somme placée et non pas sa valeur absolue. Concrètement, c'est dire qu'une somme de 2 000 € aujourd'hui ne représente pas la même valeur que cette même somme dans dix ans. En effet, l'inflation faisant augmenter les prix, le pouvoir d'achat qu'offre 2 000 € aujourd'hui est supérieur au pouvoir d'achat de cette somme dans dix ans. Il faut donc faire attention en considérant les valeurs de rendements données par les assureurs, l'inflation venant minorer l'impact de ce rendement. Pour donner une meilleure idée de l'impact de l'inflation sur les rendements d'une assurance vie, le tableau ci-dessous compare le rendement avant et après prise en compte de l'inflation depuis 1997.


Tableau comparatif des taux de rendement* avant et après prise en compte de l'inflation depuis 1997 :

 

Rendements sans considération de l'inflation
(en % du capital épargné)

Rendements considérant l'inflation (en % du capital épargné)

Ajustement

1997

5,70

4,50

- 1,20

1998

5,60

4,90

- 0,70

1999

5,20

4,70

- 0,50

2000

5,30

3,60

- 1,70

2001

5,30

3,60

- 1,70

2002

4,80

2,90

- 1,90

2003

4,50

2,40

- 2,10

2004

4,40

2,30

- 2,10

2005

4,20

2,40

- 1,80

2006

4,00

2,40

- 1,60

*les taux indiqués sont nets de frais de gestion mais ne prennent pas en compte les prélèvements sociaux obligatoires.


Il faut également ajouter que l'ancienneté des sociétés d'assurance a une importance non négligeable sur les rendements des supports en euros. En effet, plus une une société est ancienne, plus elle a eu l'opportunité d'accumuler des réserves en capital lui permettant alors de prendre position sur des supports plus risqués comme des actions car elle dispose de ressources suffisantes pour faire face à d'éventuelles pertes suite à de mauvais placements, alors que les nouvelles sociétés ne disposent pas de cette marge et doivent donc se contenter de placements moins risqués mais également moins rentables. Cette différence repose aussi sur les buts différents de souscription d'assurance vie : alors que les compagnies anciennes ont généralement des clients à long terme qui souscrivent des assurances vie pour préparer leur retraite ou leur succession, les clients des nouvelles compagnies sont le plus souvent attirés par les taux de rendements minimums garantis mais n'envisage pas un placement à long terme et retirent leurs capitaux dès les huit ans du contrat pour bénéficier des avantages fiscaux.