L'épargne solidaire

L'épargne solidaire est comme son nom l'indique une épargne basée sur l'entraide. Son but est le financement de projets dits solidaires, c'est-à-dire des projets qui ne pourraient pas voir le jour sans un financement extérieur car délaissés par les circuits classiques. Sur le territoire national, cela peut être pour aider les familles les plus démunies. Mais une solidarité extérieure à destination de pays pauvres est également possible dans le but de créer une solidarité à l'échelle mondiale.


Modalités d'entrée
Pour contracter une épargne solidaire, vous pouvez vous adresser à votre banque et lui demander quelles sont les actions qu'elle mène. Si elle n'en propose pas, vous pouvez vous tourner vers une institution financière spécialisée ou encore vous renseigner auprès de votre entreprise sur les projets possibles dans les plans d'épargne salariale. L'épargne solidaire se trouve sous la forme d'OPCVM ou de FCP comme l'épargne éthique. L'épargnant s'engage à verser une partie de ses avoirs à une association ou à un organisme qui promeut la solidarité.


Mode de fonctionnement
Vous pourrez verser des sommes à ces organismes de solidarité de deux manières distinctes :

  • soit vous choisissez la part des intérêts qui sera redistribuée à l'association que vous aurez élue. Sachant que la part des intérêts peut être partielle (25%, 50 %) ou intégrale, c'est-à-dire 100 % des intérêts perçus. Cette formule est perçue comme un don et est dénommée « produit de partage solidarité ».

  • soit vous optez pour l'investissement d'une partie de votre encours avec une part minimum de 10 %. Il s'agira alors d'un « produit d'investissement solidaire ».

Le rendement
L'épargne solidaire ne doit pas être perçue en terme de rendement pour l'épargnant, sinon il serait toujours déficitaire. Il faut donc penser en terme de bénéfice pour l'association œuvrant pour la solidarité. Il ne faut pas oublier par ailleurs que ce type d'épargne ne recherche pas la rentabilité mais qu'il agit pour l'aide au développement et au bien-être des personnes qui sont dans le besoin. Toutefois, les bénéfices retirés par l'épargnant, même s'ils ne peuvent pas être calculés en terme de rentabilité des intérêts, peuvent être évalués selon les économies d'impôts réalisées puisque ce genre d'épargne est lié à des abattements fiscaux.


Fiscalité
En effet, les avantages fiscaux ne sont pas à négliger dans le choix d'une épargne solidaire. Ces avantages seront différents selon si vous optez pour un produit de partage solidarité ou pour un produit d'investissement solidaire.

  • Cas du produit de partage solidarité : votre don sera déductible de vos impôts sur le revenu d'une valeur égale à 66 % de votre don et ce avec une limite de 20 % de votre revenu imposable. Pour faciliter cette démarche, vous recevrez un justificatif de don à joindre à votre déclaration de revenus. Si votre don est en faveur d'une association de lutte contre la faim, vous pourrez déduire 75 % de la valeur de votre don et ce avec un plafond fixé à 470 €.

  • Cas du produit d'investissement solidaire : pour bénéficier d'une déduction d'impôts il faudra que vous répondiez à deux critères : vos titres devront être conservés pour une durée minimale de cinq ans et ces actions ne devront pas être cotées et bénéficier de l'agrément « solidaire ». Dans ce cas, vous pourrez déduire 25 % de l'investissement, avec un plafond annuel fixé à 20 000 € pour une personne seule et à 40 000 € pour un couple.

A noter que dans le cas d'un produit de partage, vous serez soumis au prélèvement forfaitaire libératoire. Depuis 2008, la part que vous reversez à une association est taxée à 5 %, et les autres intérêts acquis pour vous sont taxés à   29 %.