Le prêt relais

Afin d'acheter une nouvelle résidence – bien souvent plus grande et /ou mieux aménagée, la plupart des emprunteurs revendent leur ancien bien dans le but d'emprunter moins, et ainsi limiter le paiement d'intérêts. Mais bien souvent, la revente de l'ancien bien ne concorde pas avec la date de la future acquisition. Dès lors, les banques ont mis en place le prêt relais accompagné ou non d'un prêt à long-terme. La durée du crédit relais simple varie entre plusieurs mois et deux ans. Pour ce qui est de la valeur de l'ancien bien, un notaire évalue la qualité ainsi que le prix de celui-ci. La banque peut alors accorder un prêt de l'ordre de 60 à 80 % de ce dernier.

Choix du crédit-relais
Il faut choisir entre le crédit-relais sec (durant entre trois mois et deux ans) et le crédit jumelé à un prêt à long-terme, autrement dit un prêt classique :

  • le prêt-relais sec : à moins d'être certain de vendre son bien rapidement, cette solution n'est pas conseillée en raison de l'importance des garanties. De plus, le prêt n'arrange pas les banques puisque sa rentabilité s'approche de zéro. En effet, comme le prêt est court, le paiement des intérêts (même si le taux d'intérêt est élevé) et des frais se retrouve limité. En outre, les frais de dossier et la prise d'hypothèque augmentent sévèrement le coût du prêt.

  • le prêt-relais jumelé à un prêt amortissable classique : le crédit-relais peut s'élever jusqu'à 80 % de la valeur de l'ancien bien ; la banque finance alors le ménage en attribuant un prêt classique pour payer le reste du prêt. Ce prêt amortissable peut être effectué avec des taux d'intérêt fixe ou encore variable. Ce prêt sert le plus souvent à acquérir un bien d'une valeur et d'une qualité supérieure au précédent. Quant aux taux d'intérêt de ce prêt, ils varient entre 6 et 7 % pour un taux fixe, et de 4,5 à 5,5 % pour un taux d'intérêt variable (pour ce type de prêt-relais, les taux d'intérêts s'avèrent inférieurs à celui d'un prêt-relais sec).

Obtention du prêt 
Deux options de prêt, deux durées. Ainsi, l'organisation de la durée du prêt s'opère différemment pour chacun : d'une part, le prêt-relais en plus du prêt amortissable peut être accordé sur douze mois renouvelable une fois ; la durée maximum du prêt s'élève à deux ans. Par ailleurs, il est possible d'obtenir un différé de vingt-quatre mois durant lequel vous ne rembourserez que les intérêts sans réellement amortir le prêt. D'autre part, lorsque le prêt n'est pas amortissable – autrement dit un un prêt-relais sec, la durée varie entre trois et vingt-quatre mois aussi.

Modalités de remboursement
Du fait de la flexibilité du prêt, il apparaît possible de rembourser aussi bien mensuellement, trimestriellement ou encore annuellement. Deux options de remboursement vous sont proposées ici :

 

  • d'abord, l'emprunteur peut choisir de rembourser les intérêts dans un premier temps, et dès la revente de l'ancien bien immobilier, verser la somme récupérée par cette vente pour rembourser le capital véritablement prêté par la banque. Je paie donc les intérêts pendant six mois par exemple, et si pendant le septième mois, j'arrive à cèder mon ancien bien, je rembourse la totalité du capital emprunté. Avec cette méthode, ce dernier peut jouir de la variation des taux d'intérêt (dans le cas d'un prêt à taux variable) pour abaisser le coût total du prêt.

  • l'emprunteur ne rembourse rien durant toute la durée du prêt puis dès que la vente du bien s'opère, il rembourse les intérêts ainsi que le capital (il s'agit en fait d'un différé total). Ce type de prêt s'avère intéressant si vous en avez souscrit un deuxième car vous ne payez pas de mensualités. Toutefois, le montant total du prêt s'affiche élevé.

Garanties requises
Les garanties répondent à un schéma simple : le montant de la garantie a pour obligation d'être au moins égal au montant du prêt total accordé, quel que soit le type de garantie (hypothèque, caution mutuelle, ou encore le privilège de prêteur de deniers). En voulant acquérir un bien immobilier à 100 000 € par exemple, la garantie doit être d'au moins 110 000 €  pour qu'ainsi le prêt soit totalement assuré pour le prêteur.
Bien souvent, quand le bien n'est pas revendu et que l'emprunteur ne possède pas la capacité de rembourser le capital, la banque et la notaire trouvent un accord pour revendre le nouveau bien dans le dessein de récupèrer l'argent prêté.